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Publié le 2 Octobre 2011 | ![]() |
Si les ventes de vins de Bordeaux ont repris leur croissance à l'export, le bureau interprofessionnel (COVB) veut aller plus loin encore et travaille actuellement à une nouvelle marque destinée aux nouveaux jeunes consommateurs, le Claret
Avec une hausse de 23% des volumes vendus à l'étranger, les responsables du Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB) retrouvent le sourire. « Nous avons récupéré en 2010 la moitié des volumes perdus à l'export et la progression se poursuit ». Augmentation due notamment à la Chine et Hong Kong et portée aux deux tiers par des vins à moins de 4,50 euros la bouteille. Ainsi le chiffre d'affaire à l'export a bondi de 34 % et retrouve à peu près son niveau de 2008 à 1,75 milliard d'euros.
Le CIVB, avec un budget marketing de 17 millions d'euros, va désormais concentrer ses efforts sur 7 pays prioritaires (Allemagne, Belgique, Chine, France, Japon, Royaume-Uni, Etats-Unis), avec une nouvelle marque: le Claret.
Ce vin « facile à boire, léger, fruité, peu tannique et destiné à séduire les nouveaux consommateurs » a déjà permis un commerce fructueux dès le XIIIe siècle avec l'Angleterre. Il bénéficiera bientôt de l'appellation Bordeaux et d'un lancement commercial sur le millésime 2012.
Avec une consommation en baisse au sein de l'Hexagone, il s'agit d'éviter un nouvel effondrement des cours. Car la vendange 2011 s'annonce singulière et abondante. Le plan « Bordeaux demain » du CIVB fixe l'ambition d'atteindre les 6,3 millions d'hectolitres de ventes dans cinq à huit ans (à peine 5,5 millions aujourd'hui) pour un chiffre d'affaires de 4,6 milliards d'euros (contre 3,5 milliards). Ainsi le CIVB a pris la décision de mettre en réserve une partie de la récolte 2011. Celle-ci obligera les vignerons à garder une partie de leur production dans les chais sans pouvoir les commercialiser.
Source : Franck Niedercorn, Les Echos, 26/09/11