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Publié le 12 Septembre 2011 | ![]() |
Tandis que les observateurs de la vie économique parle de dégonflement à venir sur les actifs de l'or et de l'immobilier, il est une bulle spéculative qui bat tous les records : le vin, et particulièrement les Bordeaux.
Les observateurs de la vie économique ont coutume de dire que les placements les plus sûrs sont l'or et l'immobilier. Mais, tandis que l'on parle aujourd'hui de dégonflement à venir sur ces actifs, il est une bulle spéculative discrète qui bat tous les records : le vin, et particulièrement les Bordeaux.
Force est de constater que l'envolée des prix des Bordeaux sur les deux dernières décennies surclasse toutes les autres classes d'actifs. Evidemment, tous les vins ne sont pas logés à la même enseigne. Les vins les plus chers du monde, comme Petrus (Pomerol) et la Romanée Conti (Bourgogne), ont vu leur prix tripler en moyenne sur les 15 dernières années !
En revanche, Lafite-Rothschild ( Pauillac), qui n'avait pas jusqu'ici la côte d'un Petrus s'en rapproche de plus en plus. Ainsi, une bouteille de Lafite 2000 sortie à 210 € la bouteille en Primeur au printemps 2001 vaut aujourd'hui 3 000 € la bouteille.
Mieux encore, les Seconds vins des « Mythes » ont fait l'objet des plus folles explosions de prix ! Ainsi, les Carruades de Lafite-Rothschild 1990 (un millésime aussi côté que les Bordeaux 2009 ou Bordeaux 2010) coûtait à sa sortie en primeur 14 € (100 Francs) la bouteille ! 20 ans plus tard, l'amateur ne pourra se la procurer qu'aux enchères autour des 300 €. Soit un coefficient multiplicateur de 20. Bien plus que l'or ou l'immobilier !
A l'origine de ces mouvements, le même phénomène que celui qui a fait exploser l'or : le développement des pays émergents. Si on considère que l'enrichissement n'est pas terminé dans ces pays, et que les produits de luxe n'ont pas fini de s'y exporter, alors le vin notamment les grands Bordeaux ont encore de beaux jours devant eux, là-bas…
Source : Francebourse.com, 01/09/2011