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Publié le 20 Juillet 2011 | ![]() |
En juillet 2010 le Conseil Interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB) lançait un plan anti-crise inédit. Un an après, il estime que, malgré les conséquences de la crise qui a entraîné une forte baisse à l'export, la filière viticole "dispose d'un réel potentiel de développement".
Les objectifs de ce plan d'envergure sont simples : réduire la production de vin de table de 50%, augmenter celles des vins d'entrée de gamme (entre 2 et 6 euros) de 11%, celle des vins de moyenne gamme (de 6 à 20 euros) de 57% et celle de haut de gamme (plus de 20 euros) de 34%.
"Si nous savons corriger les défaillances dans l'organisation de notre offre, dans la régulation de notre production, dans notre réflexion marketing, dans la défense de nos appellations et dans la traçabilité de nos produits, notre filière dispose d'un réel potentiel de développement et de valorisation", a indiqué Georges Haushalter, président du Conseil Interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB).
Selon une dépêche de l'AFP, une campagne publicitaire d'envergure à l'échelle mondiale serait programmée pour l'automne prochain et la lutte contre la contrefaçon ferait partie des "chantiers importants". M. Haushalter a notamment conseillé aux châteaux bordelais de s'enregistrer auprès de l'Institut National de la Propriété Industrielle (INPI).
Encourager l'oenotourisme ainsi que la formation à la dégustation, rendre l'offre des vins de Bordeaux
plus lisible pour le consommateur et l'aider à repérer facilement les vins de qualité supérieure, sont également des objectifs de ce plan.
Selon l'AFP toujours, M. Haushalter aurait aussi rappelé le besoin d'une "régulation interprofessionnelle" et se serait réjouit du vote à l'unanimité, lundi 18 juillet, d'un projet de mise en réserve d'une partie de la récolte afin d'alimenter progressivement le marché et ainsi lutter contre la baisse brutale des cours ; une étape dans le plan intitulé "Bordeaux demain" qui souligne "l'ambition intacte" pour une croissance de 12% de la production qui porterait à 6,3 millions le nombre d'hectolitres de vin produit.
"Nous pensons finir l'année à 5,4 millions d'hectolitres, ce qui est encore insuffisant mais montre que nous avons récupéré la moitié de nos pertes, essentiellement sur l'export où nous avions perdu près de 700.000 hectolitres", confiait M. Haushalter, soulignant que "l'impact d'une telle crise ne saurait se résorber rapidement".
Source: AFP le 18/07/2011