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Les ventes de vins français prennent froid
Samedi 9 Janvier 2010
2009 restera une année noire pour le vin français. La crise financière a affecté le secteur dès la fin 2008, avec la chute des exportations. Et sachant que 95 % du business de Cognac et près de la moitié de celui de Bordeaux ou de la Champagne se font hors Hexagone, on imagine les dégâts collatéraux dans les campagnes.
En Bordelais, les petites productions subissent durement les lois du marché et sans une qualité minimale aujourd’hui, impossible de trouver un débouché. Surtout quand les vins australiens très touchés par la surproduction et la sécheresse font du dumping chez les Anglais, et que l’Italie et l’Espagne savent encore proposer des offres très compétitives. Autant dire que la bataille est à couteaux tirés sur les marchés d'Europe, d'Amérique ou d'Asie. Et ce au moment où les portefeuilles se sont refermés à Wall Street, à la City de Londres ou chez les nouveaux riches d'Europe de l'Est "Le marché n'est mûr pour aucune hausse". L'enrayement de la machine exportatrice met aussi en relief le fait que la clientèle française a peut-être été négligée par des opérateurs. « Et la Chine, sur laquelle tout le monde fantasme, est sûrement la future bulle qui explosera. C'est le seul marché qui reste en croissance, mais ce pays est comme une grande surface où les rayons se remplissent sans savoir si des clients y pousseront demain leur chariot ! », indique un important négociant bordelais. 2010 ne s’annonce pas mieux. La campagne des Bordeaux Primeur 2009 s'annonce délicate ce printemps, malgré une qualité à coup sûr exceptionnelle. "Le marché n'est mûr pour aucune hausse". Une chance pour les des amateurs qui profitent déjà depuis des mois de belles promotions sur les linéaires et les sites Internet. Source : Sud-Ouest, César Compadre, 9 janvier 2010 |
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Un millésime exceptionnel
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