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Le vin français : "une référence mondiale" pour Robert Parker
Lundi 21/04/2008
En 25 ans de carrière, Robert Parker a réussi à s’imposer comme le dégustateur de vins le plus influent de la planète. Dans une interview accordée au Figaro, le sexagénaire Américain donne ses impressions sur le nouveau millésime de Bordeaux.
A quelques semaines de la sortie des Primeurs, alors que les notes précoces et très critiquées de James Suckling du Wine spectator ont plongé Bordeaux dans l’amertume, tous les maillons de la distribution du vin attendent le verdict de Parker. Le voici:
"Ce millésime se présente bien mieux que je ne le pensais. Le temps sec et ensoleillé de septembre semble l’avoir sauvé. Les châteaux dont les ressources financières ont permis un travail rigoureux dans le vignoble et une sélection stricte, ont produit des vins fruités, doux, très charmeurs qui seront plaisants à boire dans les prochaines années. Ils n’ont pas la puissance, la densité ou la structure des grands millésimes mais ils seront sur la finesse, l’élégance et bien équilibrés en général."
Robert Parker est l’instigateur du système de notation des vins, repris depuis son succès par toutes les revues spécialisées en vins. Qu’elle soit sur 20 (Jancis Robinson, Quarin), sur 5 (Decanter) ou sur 100 (Parker, Wine spectator), cette note peut aujourd’hui affaiblir ou faire décoller un château. Un pouvoir jugé trop important et contesté par certains vignerons français, qui ne l’invitent ni ne lui envoient jamais d’échantillons de leurs vins, jugeant n’avoir aucune affinité avec son goût et sa préférence pour les vins puissants, surextraits et boisés.
Robert Parker, qui se fit remarquer en 1983 suite à son coup de maître sur le millésime 1982 - critiqué pas tous, loué par lui-même - est pourtant un défenseur des vins français, "la référence" pour tous les producteurs de la planète, rapporte-t-il au Figaro.
En recommandant d’acheter les plus grands châteaux, en comparant 2007 à 1997 et 1999, en désignant les vins blancs secs et moelleux comme les plus réussis, Parker ne prend pas trop de risque… Au risque d’ailleurs de passer à côté de nombreuses réussites issues des petits et moyens châteaux. Dans tous les cas, sa prudence prolonge le soleil bienfaiteur de septembre !
21 Avril 2008 - © Le Figaro /1855
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