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L’homme sagement passionné de la Romanée Conti
Samedi 26/11/2005
Quand Aubert de Vilaine propose à son père de le rejoindre au domaine de la Romanée Conti, le futur plus célèbre vin de Bourgogne est alors en difficulté financière. Peu importe : passionné par les métiers de la vigne, il y entre en 1964 en tant que simple vigneron.
"Le succès des grands crus de Bourgogne provient de cette vérité profonde qu’ils expriment tant pour l’esprit que sensuellement", raconte Aubert de Vilaine, sans oublier ces terres "au potentiel qui ne s’est jamais dénié."
Vérité comme simplicité, le coprésident de la Romanée Conti ne possède pas de secret ancestral. L’homme est raisonnable et sait qu’un bon vin de Bourgogne, commence à la vigne comme à la terre "car il s’y passe une alchimie extraordinaire et la moindre molécule peut avoir de l’influence."
Sage mais joueur, Aubert de Vilaine. Pratiquant la culture biologique depuis 20 ans, l’homme sage décide cependant, il y a quelques années, de faire l’expérience de la biodynamie sur les Grands Échezeaux et La Tâche. Sans en adopter tous les principes philosophiques, l’homme cherche des preuves - "Nous n’avons pas constaté véritablement d’avantages sur la parcelle en biodynamie, mais peut-être que ce sont des choses qui nous échappent encore" - sans en vouloir… Car Aubert de Vilaine a déjà choisi ses guides : ces crus d’avant le phylloxéra, "des modèles absolus" pour lui, et ce traité sur la vigne écrit par son aïeul Duvault-Blochet, qui lui sert de livre de chevet. "Avec les moyens d’aujourd’hui, il faut nous montrer dignes de ce passé-là", s’ordonne notre chevalier de Bourgogne…
26 Novembre 2005 - © RVF
Autres informations :
• Grands-Echézeaux
• Tâche (La)
• Bourgogne
• Domaine De La Romanée Conti
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